Non, et c’est bien dommage.
Keven a joué un rôle particulier dans ma vie.
Keven est un petit cerf québécois de 12 cm.
A première vue, rien ne le distingue des autres cervidés.
Sauf un détail :
Keven est incapable de résoudre un petit problème.
En fait, il ne résout que des problèmes gigantesques.
Si vous lui demandez d’ouvrir une boite de conserve,
Il étudiera la possibilité de construire une usine de traitement de vibranium,
Afin de produire un ouvre-boite plus fiable.
Si un moustique entre dans la maison,
Keven ne cherche pas à tuer le moustique.
Il cherche d’abord à comprendre pourquoi l’humanité n’a pas encore construit
Un système automatisé de défense anti-moustique,
Reponsant sur l’intelligence artificielle, la vision thermique,
Et surtout une structure porteuse en acier galvanisé.
Le moustique mourra probablement.
Mais ce n’était plus vraiment le sujet.
Keven a une passion pour les poutrelles de 18 pouces, les riveteuses pneumatiques.
Et les nombres de Reynolds et Jensens.
Dont il murmure des équations dans son franc-parler nord-américain .
Parfois dans l’action, on l’entendra à 10 miles à la ronde,
hurler des saints jurons de son pays :
“OSTIE DE CÂLICE DE TABARNAK”
Si fait l’erreur de se donner un coup de marteau mal placé.
Mais Keven ne fait jamais d’erreur.
Ou du moins, aucune erreur suffisamment importante pour nécessité moins d’un échafaudage afin d’être corrigé.
C’est probablement pour cela qu’il est devenu mon karibou préféré.
Et aussi parce qu’il envisagé de remorquer l’Alaska face à la France pour résoudre notre problème de canicule.
“Un bon toit solide résout déjà 80 % des difficultés de la vie.”
— Keven, 2007
